Pourquoi organiser l’exposition universelle 2025 en France

1. La France souhaite retrouver l’esprit initial des grandes Expositions universelles : la France est l’un des premiers artisans de ce grand rendez-vous des nations du monde entier. Elle a organisé cinq expositions universelles au XIXe siècle (1855, 1867, 1878, 1889, 1900) qui furent l’occasion de susciter d’extraordinaires synergies entre les peuples. Beaucoup d’étrangers venant en France – premier pays touristique monde – visitent encore les monuments célèbres (Tour Eiffel, Grand et Petit Palais etc.) que nous ont légués ces grandes manifestations.

JPEG - 275.9 ko
Le Grand Palais
JPEG - 262.5 ko
Le Petit Palais

Plus de 100 ans après l’organisation de l’Exposition universelle de 1900, la France souhaite aujourd’hui renouer avec cette tradition pour la féconder et la renouveler. Elle est en ce sens fidèle à sa vocation universelle au service du dialogue et du rapprochement entre les peuples. C’est le sens même du thème choisi, « la connaissance à partager, la planète à protéger », qui est de nature à susciter de très riches illustrations, par une présentation diversifiée des dynamiques d’innovation qui s’expriment dans le monde, par une valorisation des initiatives croissantes en faveur de la protection de l’environnement, mais aussi par le croisement de plus en plus fréquent de ces deux dimensions pour le bien des générations futures. En ce sens, il s’agit bien d’un thème tourné vers l’avenir et vers la jeunesse. Cette dernière sera tout naturellement l’un des principaux acteurs de cette exposition universelle.

2. En France, ce projet est largement soutenu à tous les niveaux :
-  l’État, puisque le Président de la République et le Premier ministre ont apporté leur soutien à cette initiative, confiant à Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, d’en animer et d’en coordonner les acteurs ;
-  les collectivités territoriales, puisque la métropole du Grand Paris, la Région Île-de-France et la Ville de Paris sont parties prenantes du projet ;
-  le monde économique, puisque 23 grandes entreprises et plus de 60 petites et moyennes entreprises sont engagées financièrement pour la réussite de la candidature à travers leur adhésion à l’association ExpoFrance 2025, présidée par Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly, qui a contribué à faire connaître et partager cette candidature dans toute la France ;
-  la société civile, puisque, d’après un sondage de janvier 2016, 84 % des Français se sont dits favorables ou très favorables à l’organisation de cette manifestation et que plus de 100 000 personnes ont apporté leur soutien par une pétition en ligne.

JPEG - 247.4 ko
La Philharmonie de Paris

3. La France dispose d’atouts incontestables pour l’organisation d’une telle manifestation : des infrastructures de très grande qualité, des forces vives grâce à une démographie dynamique, un savoir-faire reconnu en matière d’organisation de grands événements, une expérience forgée et éprouvée en matière de sécurité, une administration efficace et dynamique, un secteur privé compétitif et mobilisé, de grandes capacités d’innovation grâce à un système scolaire fécond et des universités pleinement insérées dans les réseaux internationaux de la recherche.
En matière de sécurité, une préoccupation au cœur des problématiques actuelles, la France a développé une expertise et un savoir-faire de premier plan. Depuis les attentats qui ont frappé son sol en 2015, elle a procédé à des investissements massifs dans le domaine de la sécurité et du renseignement. Elle a surtout démontré sa capacité à sécuriser de grands événements, comme l’Euro de football 2016 et la COP 21, mais aussi, tous les ans, le Festival de Cannes et le Tour de France.

4. Loin d’être un obstacle, la candidature de Paris pour les Jeux olympiques 2024 constitue un atout supplémentaire pour l’organisation de l’Exposition universelle, puisque ces deux candidatures permettront de susciter d’importantes synergies en Ile-de-France, tant du point de vue de la modernisation des infrastructures de transport, d’hébergement et d’aménagement que du point de vue des savoir-faire et des rapprochements entre secteurs public et privé.

L’organisation de deux grands événements à brève échéance répond également à un impératif d’efficience dans l’utilisation des moyens déployés et de capitalisation en matière de savoir-faire et d’expérience accumulés, comme l’ont montré l’Espagne (JO de Barcelone et Exposition universelle de Séville en 1992), la Chine (JO de Pékin en 2008 et Exposition universelle en 2010) ou le Brésil (Coupe du monde de football en 2014 et JO en 2016).

5. La candidature française s’inscrit dans un cadre conventionnel international et respectera le cahier des charges du Bureau international des expositions (BIE) : un site central traitant tous les pays équitablement. Toutefois, la France souhaite déployer, en lien avec les nations qui se joindront à sa démarche, une réflexion profonde pour renouveler le concept et le féconder grâce à l’apport des nouvelles technologies et de l’innovation.

JPEG - 101.6 ko
Le TGV

Soucieuse de s’inspirer des meilleurs pratiques, elle sait également pouvoir s’appuyer sur l’expertise des pays qui ont organisé par le passé des expositions universelles couronnées de succès, notamment ses voisins italien (Milan 2015), allemand (Hanovre 2000), espagnol (Séville 1992), mais aussi la Chine (Shanghai 2010). Elle suit de près l’organisation de l’Exposition universelle par les Emirats arabes unis à Dubai en 2020. Lors des expositions passées, la France, dont les pavillons ont toujours rencontré un large succès, a été un acteur impliqué et attentif./.

publié le 24/01/2017

haut de la page